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LGV Lyon-Turin: la Cour des comptes s'inquiète du dérapage du coût du projet


Par Les Echos | 05/11 | 12:45 | mis à jour à 13:02
http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/auto-transport/actu/0202365317337-lgv-lyon-turin-la-cour-des-comptes-s-inquiete-du-derape-du-cout-du-projet-507278.php

 

Le coût prévisionnel de cette ligne ferroviaire à grande vitesse a plus que doublé par rapport aux estimations initiales. La Cour préconise de «ne pas fermer trop rapidement l'alternative consistant à améliorer la ligne existante».

 

La Cour des comptes vient de porter un coup au projet de ligne ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin. Lundi, elle a publié un référé sur le sujet qu'elle avait adressé au Premier ministre le 1er août dernier. Et son constat est alarmant : « Du fait notamment du renforcement des règles de sécurité et du changement de tracé de la partie commune, écrit-elle, l'estimation du coût global est passée, en euros courants, de 12 milliards d'euros en 2002 à 26,1 milliards, selon les dernières données communiquées par la direction générale du Trésor ».

 

Dans un contexte de rigueur budgétaire, et alors que le gouvernement s'est engagé, cet été, à faire le tri dans ses projets de lignes TGV, la Cour des comptes, sans occulter « le caractère international du projet, son ancienneté et sa complexité », s'interroge sur sa pertinence. D'autant que, note-t-elle, « les prévisions de trafic établies dans les années 1990, qui envisageaient la poursuite d'une forte croissance, ont été fortement remises en cause depuis. Le risque de saturation des infrastructures existantes n'est aujourd'hui envisagé qu'à l'horizon 2035 ».

 

« Accords internationaux »

La Cour des comptes recommande en conséquence « de ne pas fermer trop rapidement l'alternative consistant à améliorer la ligne existante » et, « si le projet doit être poursuivi, d'étudier les mesures éventuellement contraignantes de report du trafic transalpin de la route vers la voie ferrée ».

 

En juillet dernier, un porte-parole du ministère des Transports avait affirmé le caractère « majeur » du projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin, en indiquant qu'il devait toutefois être soumis à « un nouvel accord qui tiendra compte des financements disponibles, notamment européens ». Ce projet est lié « par des accords internationaux ainsi que par un traité. La parole de nos deux pays [la France et l'Italie, NDLR] est engagée et il n'a jamais été question de revenir sur cette parole », avait cependant ajouté le ministère.

 

 

TAV Torino-Lione: la Corte dei conti s'inquieta sull'aumento del costo del progetto

Les Echos | 05/11 | 12:45 | aggiornato alle 13:02

Il costo stimato di questa linea ad alta velocità ferroviaria è più che raddoppiato rispetto alle stime iniziali. La Corte raccomanda di "non escludere troppo in fretta l'alternativa del miglioramento della linea esistente."


La Corte dei Conti ha dato un duro colpo alla proposta di linea ad alta velocità ferroviaria tra Lione e Torino. Lunedì ha emesso una relazione intermedia sul tema che aveva inviato al Primo Ministro il 1° agosto. E le sue conclusioni sono allarmanti: "Perché, compreso il rafforzamento delle norme di sicurezza e modifica del percorso della parte comune, scrive, il costo totale stimato è passato in euro correnti da 12 miliardi di euro nel 2002 a 26,1 miliardi, secondo gli ultimi dati forniti dalla Direzione generale del Tesoro."


In un contesto di austerità fiscale, e mentre il Governo si è impegnato questa estate a scegliere i progetti TAV, la Corte dei Conti, senza nascondere "il carattere internazionale del progetto, la sua lunghezza e la complessità" ha messo in dubbio la sua rilevanza. Tanto più che, fa notare, "previsioni di traffico stabilite nel 1990, considerato il perdurare della forte espansione, sono state messe fortemente in discussione in seguito. Il rischio di saturazione delle infrastrutture esistenti è ora previsto dopo il 2035".


"Accordi internazionali"
La Corte dei conti raccomanda "di non escludere troppo in fretta l'alternativa di miglioramento della linea esistente" e, "se il progetto deve continuare, studiare ogni eventuale misura che obblighi lo spostamento del traffico transalpino dalla strada alla ferrovia."


Nel mese di luglio, un portavoce del Ministero dei Trasporti aveva definito "rilevante" il carattere del progetto della linea ad alta velocità Torino-Lione, indicando che doveva, tuttavia, essere oggetto di "un nuovo accordo che tenga conto del finanziamento disponibile, soprattutto in Europa". Questo progetto è vincolato "da accordi internazionali e da un trattato. La parola dei nostri due Paesi [Francia e in Italia, ndr] è impegnata e non si è mai parlato di tornare sui propri passi" ha detto il Ministero.